Avoir confiance en soi

Si tout le monde avait confiance en soi, tout l’temps, je ne crois pas qu’il y aurait tant de souffrance dans le monde. La vérité, c’est que tout l’monde a ses insécurités, son bagage, ses p’tits bobos et ses émotions enfouies. Tout l’monde pleure, tout l’monde se sent seul, tout l’monde s’inquiète et se stresse. Je me méfie de ceux qui clament haut et fort qu’ils ont une confiance en eux inébranlable. Je soupçonne ceux qui crient le plus fort d’être, au fond, ceux qui sont les plus insécures.


Nous avons tous, je crois, nos p’tites bibittes cachées et savez-vous quoi? C’EST CORRECT. C’est normal, même. Quand on s’aperçoit que nous sommes tous un peu dans le même bâteau et que nous tentons tous, maladroitement ou non, de rester à flots, ça nous laisse un peu d’espace pour respirer. Souffler. Expirer. Je vote pour que, collectivement, nous admettions que nous ne savons pas du tout où nous nous en allons et que nous faisons notre immense possible simplement pour survivre. Ce qui nous différencie les uns des autres, ce n’est pas à savoir si l’un a confiance en lui et l’autre non, mais bien si l’un choisit d’exister et l’autre de vivre.


Je crois ne jamais vraiment avoir eu confiance en moi. Du plus loin que je me souvienne, plaire aux autres, faire comme les autres, être une bonne fille qui respecte les règle et ne brille pas trop fort ont toujours fait partie de moi. J’étais gênée d’un peu tout et gênée d’être gênée. En vieillissant, j’ai développé toute sorte de mécanismes pour contourner le fait que je n’avais aucune idée ou je m’en allais, ni ce que je faisais, ni ce que je voulais, encore moins ce qui me passionnait. J’ai choisi de “m’en foutre” et de glisser sous le tapis mes peurs et insécurités qui me rendaient si peu confiante en moi-même. L’évitement, pourrait-on dire, ou le déni, c’est selon. La vérité, c’est que je faisais simplement semblant. Semblant d’avoir la tempête d’la vie qui me ruisselait dessus comme de l’eau sur le dos d’un canard.


Finalement, toutes ces p’tites bibittes tristes vers lesquelles je n’osais même pas me tourner se sont simplement accumulées en moi et ont mutées en plusieurs supers bibittes sur lesquelles je ne m'étendrai pas ici maintenant. C’est ce qui arrive généralement, quand on empile les blessures, les idées préconçues, les non-dits, etc ; la pile s’écroule éventuellement.


Depuis 6 ans, je travaille énormément ces sphères de ma vie sur lesquelles je ne m’étais jamais penchée et j’avance. J’avance en me laissant le droit de reculer des fois. J’avance, non pas vers une destination claire et définitive, mais vers, juste… plus de bonheur et de lumière.


À travers ce travail (d’une vie, on va se l’dire), j’observe, je lis, je me renseigne, je consulte, j’écris et je pratique. Voici à quelles conclusions j’en suis venue jusqu’à maintenant.

  • La confiance en soi n’est pas immuable; elle est changeante et fluide.

  • Être insécure, stressé ou anxieux ne fait pas de nous un échec.

  • Apprendre à travailler/voguer/voler avec ses peurs, insécurités et anxiétés est l’un des plus beaux cadeaux qu’on peut se faire à nous-même.

  • Se remettre en question, c’est magnifique.

  • Accepter que tout n’est pas lisse, fluide, égal, permanent, joyeux tout le temps, ça enlève un bien grand poids de sur nos épaules humaines fragiles.

  • Se rendre compte qu’on passe TOUS, par des moments de néant au niveau confiance en nous, même ceux qui paraissent au-dessus de tout ça, nous déleste peut-être de ce deuxième poids majeur sans lequel nous pouvons prendre enfin, peut-être, notre envol!


Bref, ce que je veux dire, au final, c’est que la confiance en soi n’est pas une destination finale et définitive; c’est une longue aventure à travers nos zones d’ombres et nos rayons de lumière. Ça vient avec des hauts et des bas et savez-vous quoi? C’EST CORRECT. C'est ça, VIVRE.


Comment va ton aventure avec la confiance en toi, bel humain?

Câlins,

Andy


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