Remonter une pente descendante

“La vie est un long fleuve tranquille. Être détendu et heureux tout l’temps, c’est ça la vraie belle vie. Le stress est mauvais et nous devons le réprimer et l’éviter à tout prix. Si la vie est difficile, c’est que nous faisons quelque chose qui n’est pas correct.” Ne dirait… absolument personne!


En effet, si vous êtes comme moi en tout cas, la vie se présente plutôt comme une balade en voilier dans une mer agitée, ou un tour de manège obligé.


Remonter une pente descendante

C’est peut-être la trentaine, ou alors l’air chargé des derniers temps, mais il me semble que mon quotidien est parsemé de hauts et de bas. Les sources de stress se font nombreuses et avec elles dansent mes émotions, mes humeurs, mes états d’esprit. Je deviens tantôt ultra productive et emplie de confiance en moi-même et envers la vie et l’univers au grand complet, tantôt réactive, maussade et dépourvue d’une forme, même quelconque, de détermination, de vision ou d’inspiration. Je laisse visiblement se dégonfler mon ballon de confiance aussi rapidement qu’il s’était auparavant envolé.


Des hauts et des bas, vous dis-je. L’affaire, c’est que ces bas juste assez bas, sont de petites pentes parfois difficiles à remonter, je trouve. Mes bas me plongent dans un état stagnant qui me paralyse et m’empêche non seulement de réaliser mes projets, mes rêves, ma mission, mais aussi de voir le beau, le lumineux, le merveilleux qui est déjà là.


Quoi faire quand le poids de l’ère dans laquelle nous vivons devient trop pesant sur le cœur et que le boulet du stress et de l’incertitude nous empêche d’aller plus haut, plus loin?


Voici 4 étapes qui m’aident bien souvent à me relever, lentement mais sûrement.


1. Se laisser être


C’est correct d’être malheureux, fâché, déprimé, triste, ou toute émotion, à vrai dire. Peut-être qu’au lieu de se dépêcher de l’éloigner du revers de la main, cette émotion, on pourrait se laisser le temps de la vivre. D’être dans cet espace vulnérable et légitime-là. Je trouve que le déni ou la technique de l’échappatoire sont un peu trop mis sur un piédestal. “ Mais non, ce n’est rien, ça va passer.” Ou bien “Souris, ça ira mieux” Ou encore, “N’y pense pas et ça partira”. La vérité, c’est que “ça” ne part pas toujours tout seul. Parfois “ça” s’accumule jusqu’à l’explosion finale qui fait mal aux autres et surtout, à nous. Alors, dans ces moments de tempêtes émotionnelles, je me laisse le temps et l’espace pour pleurer, faire la baboune ou exprimer mon trop plein à travers l’écriture et j’accepte que tout ça, c’est ok!


2. S’ancrer


Ensuite, quand je me sens prête à aller de l’avant, je prends le temps de m’ancrer et me déposer. Je laisse mon esprit, qui a certainement divagué et/ou spinné hors du contrôle bienveillant de mon cœur, revenir dans mon corps. Des pratiques qui nous permettent de prendre soin de nous peuvent grandement aider, je crois, à faire atterrir l’esprit dans le corps, et dans le moment présent. La méditation, le Yoga, le sport, prendre un bon bain ou dormir, sont quelques suggestions accessibles pour s’ancrer et revenir à soi.



3. Changer notre perspective


Nos perspectives et façons de voir les choses ne sont pas immuables. Elles sont le fruit de notre environnement, notre éducation, nos intérêts, notre exposition à divers médias, etc. Parfois, quand le stress ou toute autre émotions à connotation “négative” s’emparent de nous, notre perspective devient bien pointue et peut-être avons-nous tendance à suivre un chemin sombre qui s’enfonce davantage dans l’obscurité. Une fois que nous sommes bien ancrés, peut-être est-il temps de tourner la tête et d'apprivoiser une perspective nouvelle. Et si ses émotions qui nous prennent à la gorge n’étaient pas que sombres? Et si elles étaient là pour nous avertir, nous prévenir ou nous tester? Quand j’ai eu le temps de me déposer, je me fais un devoir de revenir sur les émotions ressenties pour vérifier ce qu’elles cachent; une insécurité, peut-être, une peur, ou autre.


4. Se rappeler l’important


À l’étape 4, je reviens à l’essentiel : mon cœur, mon âme. Quelles solutions puis-je puiser de mon coeur pour palier à mon.mes problème.s perçu.s? Les solutions n’ont pas à être grandioses ni flamboyantes. Elles ne sont parfois que de petits ajustements de pensées ou des petits recalibrages dans nos façons de recevoir les choses, la vie, les épreuves. Parfois, il s’agit simplement de se désabonner d’un compte Instagram ou de prendre le temps de se déposer juste avant de laisser notre être au complet réagir. L’important, je pense, c’est de laisser le cœur faire, dire, être, plutôt que de se laisser emporter par les histoires que nos esprits amplifient.


Au final, la vie est un paquet cadeau qui vient avec son lot d’imprévus, de revirements, de déceptions, de stress, de peurs, d’épreuves, de surprises, de grands bonheurs, d’amour et on a le choix : apprivoiser ses nombreuses facettes et nous laisser vivre ce que nous avons à vivre, ou passer à côté par peur de se faire mal.


Quel sera ton choix aujourd’hui?


Câlins,

Andy L.